![]() Contrairement aux apparences, la Zambie laisse exprimer son football lors de cette CAN. (Reuters) |
Les Boulets de cuivre font parler la poudre03/02/2012 à 23h43 - CAN 2012 |
Samedi à 17 heures, les Zambiens ont rendez-vous avec l'histoire, face au Soudan, dans le cadre des quarts de finale de la Coupe d'Afrique des nations. Surprenants lors du premier tour, les Chipolopolos entendent s'ouvrir la route des demies pour honorer la mémoire des disparus de 1993. Hervé Renard y croit. Le pays tout entier aussi. Le match en direct
Seize ans que les Zambiens attendent ça. La dernière demi-finale des Chipolopolos date de 1996. Campagne durant laquelle les Africains ont glané une belle 3e place. Mais pour se faire, il faudra passer l'obstacle soudanais en quart de finale. Les Faucons ont négocié à merveille leur 1er tour en grattant le deuxième ticket qualificatif du groupe B aux dépens du Burkina Faso et de l'Angola.
Mais, conscient de la marge qui sépare ses hommes de ceux de la Zambie, Mohamed Mazda Abdallah, le sélectionneur des Faucons, tient à mettre en garde sa troupe, via le site officiel de la CAF: "La Zambie a une équipe très rapide et bien organisée qui a obtenu de bons résultats depuis le début de l'aventure. Nous devons nous préparer tactiquement et physiquement pour les affronter".
Le devoir de mémoire zambien
De son côté, le sélectionneur zambien Hervé Renard se prend à rêver. "Imaginez si nous pouvions soulever le trophée, ce serait une excellente façon d'honorer la mémoire de ceux qui ont consenti le sacrifice ultime en servant le pays qu'ils aimaient", relate-t-il en référence au crash aérien de 1993 où 30 membres de la délégation zambienne avaient trouvé la mort dans un crash aérien.
Un devoir de mémoire pour ceux qui ont à l'esprit que le Soudan n'a remporté qu'une seule des sept dernières oppositions entre les deux nations. Pour motiver sa troupe, Hervé Renard a souhaité jouer sur la corde sensible. A la fin de l'entraînement de jeudi, le Français s'est adressé à sa troupe: "Vous avez juste à se battre pour le drapeau que vous représentez et pour les couleurs nationales que vous portez".
Nul doute que les Katongo et autres Makuya (meilleurs buteurs avec 2 réalisations chacun) ont été réceptifs au message. Si les Zambiens développent leur jeu flamboyant, qui les avait révélés au grand public notamment lorsqu'ils faisaient passer le Sénégal pour une petite nation, leurs adversaires ne devraient pas pouvoir rivaliser très longtemps et céder sous la furia les boulets de cuivres.


